Les loose parts

Les loose parts (pièces détachées en anglais) sont des petits objets naturels ou synthétiques, qui ont été ramassés, achetés ou recyclés.

Les loose parts n’ont pas d’usage déterminé, ils permettent toute une gamme de jeux :

  • fonctionnels (découvrir les objets en eux-mêmes, leurs caractéristiques, leurs propriétés. Les classer).
  • constructifs (réaliser des constructions en 2 ou 3 dimensions).
  • artistiques (agencer les objets pour un rendu esthétique particulier, les utiliser sur table lumineuse).
  • symboliques (recréer des situations vécues ou des univers imaginaires).

Avec les loose parts, les utilisations sont infinies, de même que les apprentissages. Quand un environnement est riche en loose parts, les enfants ont l’opportunité de développer de nouvelles manières de penser, d’assembler, de combiner, de créer, de faire preuve de flexibilité, de satisfaire leur désir d’apprendre.

« Dans n’importe quel environnement, le degré d’inventivité et de créativité aussi bien que la possibilité de découverte sont directement proportionnels au nombre et à la sorte de variables qui s’y trouvent. » Simon Nicholson.

Les intérêts du jeu avec les loose parts sont nombreux :

  • L’enfant développe son langage scientifique en émettant des hypothèses et en tentant des validations (notamment à travers des activités de comparaisons et d’associations).
  • L’enfant consolide son rapport au choix (j’ai la possibilité de choisir – mes choix ont des conséquences).
  • Les loose parts soutiennent la pensée divergente et la créativité (un bout de bois peut être transformé en n’importe quoi alors qu’une ambulance en plastique sera toujours une ambulance en plastique).
  • Les jeux incluant des loose parts aident les enfants à développer leurs capacités motrices (motricité fine dans l’usage de petits matériel ou motricité globale par des actions de déplacements et de transports d’objets plus imposants).
  • Les loose parts soutiennent les compétences sociales : ce type de jeu donne souvent lieu à des actions de coopération. Communication, négociations, résolutions de problèmes entrent en jeu.
  • Le jeu avec les loose parts est inclusif. Par nature, il ne se destine à aucun âge ou genre en particulier. Son côté sensoriel le place même en activité particulièrement adaptée aux enfants porteurs de handicap.
  • Les loose parts sont économiques et participent à l’enjeu de développement durable.

Mise à disposition :

Les loose parts se proposent à l’enfant sous forme de collections (plus ou moins étoffées) présentées, selon leur taille, dans des boites à compartiments, des bocaux, des caisses, des paniers.

Pour que les loose parts servent tout le potentiel de jeu cité plus haut, il existe un enjeu à ce que les éléments soient bien présentés et classés par type.

Où trouver des loose parts?

Dans la nature, dans la maison, dans les greniers de nos grands-parents, chez un artisan. Il y a là tout un panel de possibles pour récupérer des collections d’objets et de matériaux.

Des ressourceries spécifiques, comme Et Colégram en Isère, sont spécialisées dans le rassemblement de marges et de rebuts industriels pour les activités de création. De vraies cavernes d’Ali baba pour trouver des loose parts à moindre coût. Il est également possible de trouver de grandes séries d’un même objet (ex : anneaux de rideaux) dans les recycleries et ressourceries classiques.

Si le concept du jeu avec les loose parts est plutôt lié à l’idée de récupération et de recyclage, il existe désormais de belles séries de loose parts que l’on peut acheter dans certaines enseignes (cf ci-dessous quelques exemples).

Références pédagogiques :

  • Reggio Emilia :

Les loose parts sont beaucoup utilisées dans l’approche pédagogique reggianne de Loris Malaguzzi qui s’articule en particuliers 3 axes (l’enfant chercheur, la nature, la mise en scène pédagogique). La ville de Reggio Emilia possède son propre lieu d’approvisionnement en loose parts : La Reminda.

  • Livre : Loose Parts: Inspiring Play in Young Children par Lisa Daly.